Le Népal : Géographie, politique, économie, moeurs et réalités sociales et religieuses

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Géographie – Le Népal constitue le pays dont le relief est le plus accidenté au monde. Occupant au sud le prolongement de la plaine du Gange, le Népal s’étire du sud au nord jusqu’au Grand Himalaya, en une série de paliers où se succèdent chaînes de montagnes, larges vallées et plateaux, pour enfin s’accrocher aux plus hauts sommets de la terre. On y distingue quatre grandes zones aux caractéristiques nettement différenciées : au sud, la plaine du Teraï ; en zone médiane, les Moyennes montagnes appelées « collines » par les Népalais ; au nord, l’Himalaya qui, dans les parties centrale et occidentale du pays, vient s’adosser au Transhimalaya. Le Népal partage sa frontière avec deux géants : l’Inde à l’ouest, au sud et à l’est ; la Chine (Tibet) au nord.

Le Teraï

Au sud du pays, le Teraï est le prolongement de la plaine du Gange. D’une altitude moyenne d’environ 100 m, cette bande de terre fertile, large d’environ 30 km, longe la frontière indo-népalaise. Son point le plus élevé se situe à environ 300 mètres. Jadis, domaine par excellence de la forêt tropicale, le Teraï a été, pour une large part, converti en zones agricoles. Considéré comme le grenier du Népal, il continue d’attirer de nombreux Népalais, en raison notamment du développement de l’agriculture et des conditions de vie qui sont ici plus faciles que celles qui prévalent dans les régions montagneuses plus au nord.

Plaine du Teraï

Les collines

La région des Moyennes montagnes, souvent désignée « hills » (collines) par les Népalais, couvre la partie médiane du Népal. Elle est formée de la chaîne du Churia (Siwalik), de la chaîne du Mahabharat Lekh et du Pahar, un plateau situé entre le Mahabharat Lekh et l’Himalaya proprement dit. Ce plateau abrite la vallée de Katmandou, le centre de la vie politique et culturelle du Népal. Cette région comprend des zones de culture intensive tandis que des forêts subsistent sur les pentes les plus abruptes du versant nord des chaînes.

Les collines du Népal Photo

L’Himalaya

Au nord, l’Himalaya proprement dit (Grand Himalaya) succède aux Moyennes montagnes. Le relief y est nettement plus accidenté et les conditions climatiques beaucoup plus rigoureuses. Dans les régions du Khumbu, du Langtang, du Rolwaling, du Kangchenjunga et d’Helambu, l’habitat prend des airs d’austérité et la vie devient plus rude. L’élevage succède à l’agriculture. Cette zone est peu peuplée. La limite de l’habitat permanent se situe autour de 4 800 mètres. Au-delà de la limite des arbres, quelques zones de hauts pâturages tapissent les petits replats accrochés aux flancs des montagnes qui se transforment en véritables murailles dans un pays devenu essentiellement minéral. Seuls quelques hauts cols permettent de franchir les vastes zones sauvages et froides reliant le Népal au Tibet.

Grand Himalaya du Népal

Le Transhimalaya

Tandis qu’à l’est du pays, le Grand Himalaya délimite la frontière népalo-tibétaine, au centre et à l’ouest, le Népal s’étire au-delà de la chaîne principale en une vaste région montagneuse au caractère désertique, le Transhimalaya. Moins haute que la chaîne principale, son altitude n’en atteint pas moins 5 000 à 6 000 mètres. À l’abri des pluies de mousson, le climat caractérisant cette région est aride. Le Transhimalaya abrite les hautes vallées de Manang, de Humla, de Mugu, du Mustang et du Dolpo. Le Mustang, ancien Royaume de Lo, longtemps état vassal du Népal, n’a été ouvert aux étrangers qu’en 1991.

Tsarang au Haut Mustang Photo

Zone écologiquesLes superficies recouvertes par les grandes zones écologiques du Népal sont inégales.

SUPERFICIE RELATIVE DES
GRANDES ZONES ÉCOLOGIQUES

Zones écologiques %
   Plaine du Terai 23%
   Moyennes montagnes 42%
   Himalaya et Transhimalaya 35%

La plus peuplée du Népal, la région des Moyennes montagnes se subdivise à son tour en zones bien distinctes.

LE SIWALIK
La chaîne du Siwalik (Churia) s’étend sur toute la longueur du Népal à une altitude moyenne de 900 mètres. Son point culminant se situe à environ 2 000 mètres. Autrefois recouvertes de forêts infestées par le moustique vecteur de la malaria, ses longues vallées étroites (dun) ont été colonisées par diverses populations depuis l’éradication de cette maladie. Les forêts y ont été décimées pour faire une large place à l’agriculture.

LE MAHABHARAT LEKH
La chaîne du Mahabharat Lekh, large d’une vingtaine de kilomètres en moyenne, culmine à 4 877 mètres. On y pratique la culture en terrasse. Des forêts y subsistent encore, surtout dans sa partie haute.

LE PAHAR
Encastré entre le Mahabharat Lekh et le Grand Himalaya, le Pahar est un vaste plateau irrégulier abritant notamment les larges vallées de Pokhara et de Katmandou situées à 900 mètres et 1 350 mètres d’altitude respectivement.

L’Himalaya du Népal depuis l’espace Carte (résolution supérieure à 800 X 600

Les 8 000 mètres du Népal

L’Himalaya compte quatorze 8 000 mètres, soit les plus hauts sommets du monde. Huit d’entre eux se situent au Népal. En outre, le Népal compte plus de 1 000 montagnes excèdant 6 000 mètres.

PLUS HAUTS SOMMETS NÉPALAIS

Montagnes Altitude
    Everest      8 850 m
      Kangchenjunga

     8 586 m

     Lhotse

     8 516 m

    Makalu 8 463 m
    Cho Oyu 8 201 m
    Dhaulagiri 8 167 m
    Manaslu 8 163 m
    Annapurna 8 091 m

Conditions climatiques

Le Népal bénéficie d’un climat de mousson aux étés humides et aux hivers secs. La mousson débute en juin et dure jusque vers la fin septembre. Ses effets sont inégaux à travers le pays. Elle perd graduellement de son intensité en se déplaçant du sud-est au nord-ouest. Globalement, l’est du pays reçoit davantage de pluie que l’ouest.

Infos complémentaires

Guide du routard

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